Il y a de nombreux enseignements qui suggèrent qu'une personne n'a pas le choix dans sa spiritualité, dans sa vie, ou dans la direction que prend sa vie.
Est-ce vrai ?
Eh bien, oui et non.
Du choix à l'absence de choix
Si vous pensez avoir le choix, alors faites le meilleur possible ; si vous pensez que vous n'avez pas le choix, alors ce choix est déjà fait.
Dans le monde apparent, il semble que des choix sont faits à chaque seconde. Quand vous vivez dans le monde apparent et apparemment suivant votre propre volonté *, il est important de sentir que vous avez des choix à faire et que vous faites les meilleurs possibles. Faire les meilleurs choix vient avec la maturité.
Avec la maturité, les choix deviennent évidents. A ce niveau d'éveil, les choix se font plus souvent dans la bonne direction et ne sont plus des choix sélectifs. Par exemple, plus on mûrit, moins on souhaite être malhonnête. Moins on est "centré sur soi-même". Alors, les choix, qui auparavant, confortaient notre ignorance, confortent à présent notre éveil.
Lorsque la vie commence à s'écouler plus calmement, les choix se font de plus en plus rares. Non parce que la vie est différente, mais parce que notre vision s'est élargie et que la distance nous séparant de notre clarté disparaît peu à peu.
Arrive alors le moment où il n'est plus question de choix, car ceux-ci ne représentent plus un problème. La vie est vécue simplement et puisqu'elle s'écoule plus librement, vous vivez davantage comme une plume portée sans résistance par le courant.
* Voilà le point où certains enseignements admettent que la volonté est fausse. Parce que le fait de faire un choix est considéré comme exercer de l'influence. Mais il n'en est rien, l'existence s'écoule simplement à travers un canal ou un autre et c'est la personne qui personnalise elle-même ce mouvement. C'est le jeu de la conscience et rien de plus. Quand ce fait est vu tel qu'il est, alors le choix et l'absence de choix sont une seule et même chose, et faire un choix et ne pas en faire devient alors dénué de toute importance, sur le plan des choses. Consécutivement, au cours du développement spirituel, cette question peut alors ne plus être prise au sérieux, sinon l'étudiant risque de rester bloqué entre ces deux notions. Une fissure se creuse alors et la question ressurgit sans cesse. Par contre, lorsque l'on se dirige simplement vers l'essence indivisée, il n'est nul besoin de s'arrêter et de diviser son esprit en ceci et cela. Car ces deux notions ne sont rien de plus qu'une simple pensée.
** En fait, il n'y a (en définitive) aucune influence du tout, ni celle-ci et ni celle-là, étant donné que (le) tout est Un en essence.